Entretien
sur l'holo-énergétique
Est-ce que notre corps humain peut présenter des signes du divin ?
Article paru dans 3e Millénaire, no 39, avril 1996, p. 132.
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L'holo-énergétique est une méthodologie mise au
point en 1985 par Claude Piro et André Secondy, deux médecins français, anciens collaborateurs de
Paul Nogier, le fondateur de l'auriculo-médecine.
Dépassant les frontières de l'auriculo-médecine, Piro et Secondy ont établi un
organigramme traduisant la structure énergétique de l'être humain.
Pouvez-vous nous définir le terme d'holo-énergétique ?
L'Énergétique est la physique des
processus complexes et irréversibles, comme les systèmes vivants, c'est la physique
du devenir (Prigogine). Le préfixe « holo »
fait appel au modèle hologrammique développé par Pribram en biologie, et David Bohm
en physique. C'est une technologie qui concerne donc les quatre interactions
fondamentales qui peuvent être support d'information. Elle se situe à
l'interface des sciences bio-physiques et des
sciences cognitives. C'est une méthode physique avec une logique profonde
sous-jacente, ce qui en fait une méthodologie.
Quelle est l'origine de cette méthodologie ?
Elle a été développée par deux médecins français, André Secondy et Claude Piro, anciens
collaborateurs de Paul Nogier, le fondateur de l'auriculo-médecine (1) (2)
Est-ce donc une médecine alternative ?
Au départ, qui, puis en 1987, les
deux fondateurs se sont rendu compte que cette méthodologie ne concernait pas
uniquement le confort de l'existence, mais débouchait sur le sens de
l'existence, qui n'est qu'une matérialisation de la vie. En effet, l'holo-énergétique détecte des phénomènes matériels, et
également des phénomènes immatériels. C'est la pratique médicale, qui, par son
contact privilégié avec la souffrance et la mort, a stimulé la recherche de
Claude Piro et André Secondy
pendant une dizaine d'années.
En quoi l'holo-énergétique se
différencie-t-elle de l'auriculo-médecine ?
L'auriculo-médecine
est une médecine alternative qui cherche à obtenir le confort de l'existence,
en supprimant les douleurs et autres symptômes. Ce sont les limites de la
médecine officielle et des médecines alternatives, qui ont permis à André Secondy et Claude Piro de voir
que la maladie est un signal d'alarme, un frein, ou un fusible qui saute devant
une surtension, traduisant une mauvaise orientation par rapport au sens de
l'existence et de la vie.
Comment pouvez-vous faire une telle affirmation ?
C'est par la découverte de l'organigramme holo-énergétique,
qui traduit la structuration énergétique de l'être humain. l'interprétation
de cet organigramme permet ces hypothèses dont la validité se vérifie par
l'expérience.
Pouvez-vous être plus spécifique ?
Pour mieux répondre, on peut faire
un peu d'histoire. Nogier avait découvert le
phénomène de résonance vasculaire à l'approche de stimuli lumineux ou
médicamenteux dans le champ péri-corporel. Il
utilisait une seule artère, l'artère radiale gauche. Le phénomène détecté était
constitué par le déplacement d'une onde stationnaire, provoquée par l'onde
sanguine pulsatile et l'onde rétrograde secondaire à l'arrivée du sang contre
le mur capillaire distal. Selon le déplacement proximal ou distal de cette onde
stationnaire et le nombre de pulsations, toute une sémiologie a été décrite
(2a). Nogier a montré également que l'oreille
présentait des somatotopies, c'est-à-dire des
cartographies réflexes. Chaque point de l'oreille correspond à un point du
corps. Il a également montré que le même pavillon de l'oreille pouvait
présenter différentes cartographies réflexes en rapport avec les différentes
couches embryologiques, à savoir l'endoderme, le mésoderme, et l'ectoderme.
L'oreille est donc comme un écran de télévision. Le même écran peut reproduire
différents programmes selon la chaîne utilisée. Le même point de l'oreille peut
correspondre à différentes localisations-réflexes.
La différence et la spécificité de
l'holo-énergétique par rapport à l'auriculo-médecine, c'est la découverte de cet organigramme holo-énergétique. Il a pu être construit grâce à
l'observation que chacune des artères des poignets, cubitale, radiale, et la
première inter-osseuse dans la tabatière anatomique,
présente une fréquence de résonance. Ceci veut dire que chaque artère du
poignet va réagir à l'approche d'un filtre de gélatine pigmentée type Kodak?, ayant une certaine fréquence. Cette fréquence,
détectée à l'artère va se manifester par des axes vibratoires spécifiques
détectables sur le pavillon auriculaire. Bien que chaque artère du poignet
puisse résonner à l'approche de n'importe quelle fréquence, il y a une
spécificité topologique entre chaque artère et certaines réactions vibratoires
au niveau du pavillon de l'oreille. Pour être plus précis, si j'étudie l'artère
radiale droite, j'obtiendrai des réactions vibratoires à l'oreille uniquement
avec certains filtres, mais pas avec d'autres.
Si j'ai bien compris, vous
interrogez le corps avec des filtres de gélatine colorée type Wratten Kodak?,
vous détectez la résonance vasculaire au niveau des artères du poignet, et vous
lisez les résultats au niveau du pavillon de l'oreille. Commet se fait-il que
l'approche de filtres de gélatine pigmentée provoque un phénomène de résonance
au niveau du système vasculaire ?
Pour comprendre comment les filtres
de gélatine pigmentée peuvent entraîner une résonance dans le corps, il faut
rappeler que pour avoir une résonance entre deux systèmes, il faut que ces deux
systèmes soient capables de vibrer à la même fréquence, que ce soit au niveau
physique ou au niveau psychologique. Il faut qu'il y ait possibilité de
couplage entre les deux systèmes. Il n'y a donc pas que la vibration mécanique
ou électromagnétique qui intervienne. Le couplage peut être dû à un accord avec
des formes complémentaires.
Au point de vue optique, chaque
filtre a une bande passante pour certaines longueurs d'onde, par définition. On
peut donc déjà dire que chaque filtre a une fréquence et que chaque artère du
poignet a une fréquence de résonance avec tel filtre. Cependant, ce phénomène
d'optique ondulatoire linéaire n'est pas primordial. Les protéines sont des
polymères avec des propriétés optiques spéciales de diffraction qui peuvent
réaliser ce que l'on appelle des miroirs à « conjugaison de phase »
ou à « retournement temporel » (voir image ci-contre).
Les polymères synthétiques ou
biologiques sont capables de renvoyer à la source émettrice une onde réfléchie,
qui a la même forme que l'onde originelle, alors qu'un miroir ordinaire va
renvoyer une onde inversée et divergente (3).
Ce phénomène d'optique non linéaire,
qui intervient avec de hautes intensités comme le laser, peut s'appliquer à
tous les phénomènes ondulatoires, optiques, sonores, ou gravitationnels. Un
autre phénomène intéressant est que ces filtres contiennent des pigments. Un
pigment, ou chromophore, est un oscillateur, c'est à dire qu'il est capable de
passer d'un état fondamental à un état excité par pompage optique. Le retour à
l'état fondamental se traduit par l'émission d'un rayonnement de longueur
d'onde différente, comme dans la fluorescence, ou dans l'effet Doppler avec les
ondes sonores.
La biologie nous monre
l'importance des pigments au cours des différents stades évolutifs de la vie
chez les unicellulaires sans noyau, puis les formes cellulaires avec noyau, et
les organismes multicellulaires. Ce sont les pigments qui permettent la
transformation de l'énergie rayonnante, comme la lumière, en énergie chimique,
puis mécanique. Tout le montre se rappelle le rôle de
la photo-synthèse, et le rôle de l'hémoglobine dans
les échanges respiratoires. On n'est donc pas surpris de voir déjà que chaque
artère, dans le poignet, a une fréquence de résonance avec un filtre pigment,
et que chaque fréquence de résonance correspond à un stade évolutif biologique,
avec sa mémoire et son programme spécifique.
Il s'agit donc d'une résonance de type électromagnétique, comme celle de
l'appareil radio, où chaque canal a sa fréquence capable de capter tel ou tel
programme ?
Cette question est très intéressante
car elle soulève plusieurs problèmes. Des études préliminaires montrent que
cette résonance, si elle est de nature électro-magnétique,
n'est pas due au spectre visible, car si on obture les filtres avec un écran
qui bloque la lumière visible, on obtient quand même ce phénomène de résonance
vasculaire. Il pourrait donc s'agir de résonance avec les ondes infrarouges
émises par le corps. Toute cellule vivante émet des infrarouges. Il pourrait
s'agir également de résonance avec les ondes radio émises par le corps. On sait
que la technique de résonance magnétique utilisée en imagerie médicale repose
sur le fait que les noyaux d'hydrogène du corps, ainsi que d'autres noyaux
atomiques sont sensibles à des fréquences radio, et sont capables de réémettre
eux-mêmes des ondes radio. Ceci réclame des études complémentaires, qui
rentrent dans notre programme de recherche.
Une autre hypothèse est que ce
phénomène de résonance entre le système vasculaire, et les filtres pigmentés,
est dû à une résonance gravitationnelle. Il s'agit d'une énergie subtile, 1038
fois plus faible que l'intensité de l'interaction électro-magnétique.
On ne dispose pas encore de la technologie capable d'amener des arguments en
faveur de cette hypothèse. Certains physiciens ont émis l'idée que le corps
était un résonateur gravitationnel. Les travaux de T.E. Bearden
en gravitobiologie abondent dans ce sens (4).
Daniel Verney
pense que l'interaction gravitationnelle pourrait être porteuse de
l'information psychique (5).
Xavier Sallantin
dans le livre Théorie du sens, compare les interactions électro-faibles avec l'entropie, et les interactions gravito-fortes avec la néguentropie (6). Ceci nous
rapproche de la physique de l'information décrite par Stonier
(7) et de la physique du sens de David Bohm (8).
Ceci est intrigant.
Oui c'est intrigant. C'est le
travail qui attend les physiciens du troisième millénaire.
D'habitude, la physique précède la
biologie. Maintenant, c'est la biologie qui amène la physique à se poser des
questions plus complexes. On a dit que l'Énergétique était la Thermodynamique
des systèmes complexes, comme les systèmes vivants, où la variable temps n'est
pas réversible. Selon le mot de Prigogine, c'est la physique du devenir (9).
Avec les travaux de David Bohm, de Stonier, de Sallantin et d'autres, on en arrive à une physique du sens.
La biochimie montre que les protéines ne sont pas statiques, mais présentent
des mouvements de translation, de rotation et de vibration au niveau supra-moléculaire, spontanément et sous l'influence des
ondes radio, ondes courtes et infrarouges (10).
Le spectre visible et les
ultraviolets qui provoquent des phénomènes d'ionisation n'interviennent pas ici.
Les tubulines qui jouent un rôle important dans les microtubules du squelette
cellulaire, analogue au système vasculaire de l'organisme, sont sensibles à
l'interaction gravitationnelle (11). La chimie supra-moléculaire
montre que la conformation des différentes protéines joue un rôle important.
Les molécules sont sensibles à la forme de l'espace (12).
Il ne s'agit plus d'un espace
euclidien, mais d'un espace dynamique, où les notions de topologie
interviennent plus que les notions de géométrie. La complémentarité de forme
est à la base de la mémoire cellulaire, qui va permettre à tel anticorps de
reconnaître tel antigène, et à tel récepteur, d'accepter tel médiateur
chimique. Les enzymes et les catalyseurs biologiques agissent par ce couplage
entre formes moléculaires complémentaires (12). Il y a accord par résonance de
forme, par résonance topologique.
Vous nous menez un peu loin... ?
Un peu, mais ceci est nécessaire
pour comprendre ce phénomène de résonance vasculaire à l'approche de simples
filtres pigmentés, dans lequel on aperçoit une résonance entre les protéines de
notre matière vivante, et les gélatines pigmentées.
Ce phénomène de résonance vasculaire
holo-énergétique apparaît, en dernière analyse, comme
un phénomène de résonance de forme entre l'information contenue dans la matière
vivante, et l'information moléculaire des filtres. Dans le modèle hologrammique, toutes les interactions porteuses
d'information interviennent. Le rôle de l'interaction gravitationnelle, dont
l'équation postule l'équivalence entre la forme de l'espace et la tension,
paraît plaudible. La présence de certains émetteurs
d'ondes de forme, tels que des hiéroglyphes, près du corps, interfère avec
l'organigramme holo-énergétique.
On comprend donc que ces filtres de gélatine pigmentée ne sont pas
inoffensifs. Ce sont un peu comme des diapasons, avec lesquels vous interrogez
le corps. Pourriez-vous maintenant nous expliquer comment se fait-il que le
système vasculaire soit capable d'entrer en résonance ?
On a dit, au début, que pour entrer
en résonance, il faut un couplage entre deux systèmes vibratoires. Or, le
système vasculaire est un système vibratoire. L'embryologie montre que, à trois
semaines, l'embryon de mammifère présente un système tubulaire, avec une
ébauche cardiaque qui présente déjà des mouvements rythmiques, alors que le neuro-ectoderme, qui va donner le système nerveux et les
organes des sens, est peu développé. On voit donc la primauté du système
vasculaire, et de tout le mésoderme, qui va donner naissance au système
musculaire, au système sanguin, et au système immunitaire, sans oublier le
système glial dont on commence à voir l'importance. C'est ce mésoderme qui va
induire le développement du système nerveux (13). Le système nerveux va devenir
prépondérant plus tard. On le connaît mieux, car il émet des ondes
électromagnétiques que nous pouvons enregistrer par une technologie bien
développée. Le système nerveux contrôle le système vasculaire. Cependant, au
niveau des poignets, l'élasticité artérielle est très faible, et les artères
présentent une structure peu influencée par le système nerveux, sympaghique, actif surtout distalement.
Donc, les modifications de la paroi artérielle dépendent peu du volume sanguin
chassé par le coeur. A ce niveau, on étudie donc un phénomène indépendant du
système nerveux et de l'action du coeur, qui est lui même influencé par le
système nerveux.
Pourquoi tous ces détails ?
C'est pour bien préciser la
différence avec le signal vasculaire de l'acupuncture, qui dépend de la masse
sanguine, et qui se mesure avec les doigts de la main, et exige une analyse
diagnostique de la part de l'examinateur. Le signal vasculaire de l'auriculo-médecine est dû au déplacement d'une onde
stationnaire, comme on l'a décrit au début. Le déplacement de cette onde
stationnaire est également en rapport avec la vasomotricité distale sous
l'influence du système nerveux. Ce que l'on détecte en holo'énergétique,
c'est un signal vasculaire qui est dû uniquement à la vibration de la paroi
artérielle, et non à la vibration de la masse sanguine à l'intérieur de
l'artère. Il ne s'agit pas de l'onde de pression détectée par le pouls médical,
ni de l'onde de débit détectée par l'effet Doppler. Il s'agit d'une onde
pariétale, analogue à celle que décrit Robert Lemaire sous le nom d'onde de
Lamb (14).
En termes de physique des états
solides, on peut dire qu'il s'agit d'une onde longitudinale connue sous le nom
de « phonon », par analogie au photon qui est l'unité de l'onde électro-magnétique (15).
Comment détectez-vous ce phonon vasculaire ?
On le détecte avec le pouce gauche,
bien à plat sur la paroi de l'artère, dans le sens de la longueur. Le pouce
bien à plat procure une surface suffisante pour détecter cette onde de paroi
que l'on ne peut pas détecter avec la pulpe du pouce comme en auriculo-médecine, ou avec la pulpe des doigts comme en
acupuncture. Ce phénomène a été découvert par Claude Piro
et André Secondy (1a). C'est le fait d'avoir cheminé
à travers de nombreuses approches alternatives, telles que acupuncture, ostéopathie,
homéopathie et auriculo-médecine, qui leur a permis
d'arriver à la découverte de ce signal vasculaire indépendant du système
nerveux et de la masse sanguine, que l'on appelle « l'information de paroi ».
Cette information est donc en rapport avec quelque chose d'originel, comme nous
le montre le développement embryologique du tube vasculaire mésodermique,
nettement antérieur au développement du système nerveux, et des organes
sensoriels. Il y a donc, à ce niveau, possibilité de résonance avec des informations
antérieures à nos mémoires acquises au cours de notre existence utérine ou
extra-utérine.
Si on accepte l'hypothèse que le système vasculaire est capable de
détecter des ondes gratitationnelles, commet se
fait-il qu'il soit capable de détecter des onde l038 fois plus
faibles que l'interaction électromagnétique ?
A ce niveau, les concepts de la
physique sont nettement en avance sur ceux de la biologie. La géométrie des
objets fractals, développée par Benoit Mandelbrot,
montre que le système vasculaire a une structure fractale, c'est-à-dire qu'on
retrouve le même motif à différentes échelles. Il y a auto-similarité,
ou invariance d'échelle (16).
Autrement dit, par définition, un
fractal est un hologramme. Chaque partie a l'information structurelle du tout.
On connaissait déjà cette notion autrefois. René Leriche, un des fondateurs de
la chirurgie vasculaire, disait que chaque segment d'artère est un coeur en
miniature. On voit donc la psssibilité de résonance
entre la plus infime partie dy système vasculaire, et
tout le système vasculaire. La périodicité structurelle du système vasculaire
en fait également un filtre, qui peut entrer en résonance avec le filtre de
gélatine pigmentée, si on se base sur les travaux de Brillouin
(17).
D'autre part, le système vasculaire
forme un réseau à distribution parallèle massive, qui explique cette
possibilité de résonance avec un signal gravitationnel de faible intensité.
Cette structure en parallèle dy système vasculaire
augmente la surface de résonance membranaire. Si tout le système vasculaire,
artériel, veineux et lymphatique, était déroulé en un système en série, ceci
ferait une antenne d'une longueur supérieure à trois fois le tout de la terre
(18).
Cette même structure fractale du
système vasculaire en fait une hypersphère, avec un
volume défini, mais une surface interne indéfinie, pour ne pas dire infinie.
C'est comme la ligne fractale qui, à force d'être repliée sur elle-même, peut
couvrir toute une surface. C'est dire qu'une ligne unidimensionnelle peut devenir
voisine d'une surface, qui est un système à deux dimensions. Ce fait
mathématique a amené l'hypothèse que le système vasculaire est capable
d'effectuer des transformations de type « ondelette »,
qui transforme un signal unidimensionnel à l'entrée en un signal bidimensionnel
à la sortie, ou un signal bidimensionnel à l'entrée en un signal
quadridimensionnel à la sortie (19) (20).
On sait que le système nerveux
effectue des transformées de Fourier, c'est-à-dire qu'il transforme un signal
ondulatoire temporel complexe en un signal fréquentiel. C'est ce qui se passe
dans la formation de l'hologramme, le phénomène ondulatoire complexe est enrigistré sous forme d'un signal fréquentiel. La
restitution de l'image se fait par transformation inverse du signal fréquentiel
en signal ondulatoire temporel (21).
Avant de nous perdre dans les conceptions physiques et mathématiques,
j'aimerais que vous nous parliez de l'oreille. Vous interrogez le corps avec
des filtres de gélatine pigmentée, vous obtenez la réponse du corps par le
signal vasculaire, mais alors quel est le rôle de l'oreille ?
Nous avons dit au début que
l'oreille était comme un écran de télévision, ou comme un moniteur
d'ordinateur. Un écran, c'est également un filtre. On voit déjà là une
homologie entre le filtre de gélatine pigmentée, entre le filtre vasculaire, et
entre l'écran qu'est le pavillon auriculaire. Un écran c'est un oscilloscope,
comme celui sur lequel vous voyez des enregistrements de
l'électro-encéphalogramme, ou de l'électro-cardiogramme.
Donc, sur l'oreille, on ne va pas lire les enregistrements de l'activité
électrique cérébrale, ou cardiaque, ou musculaire, mais des raies vibratoires
analogues à des raies spectrales. vous savez que la
lumière blanche est décomposée par un prisme en différentes longueurs d'onde ou
fréquences, qui se traduisent par différentes couleurs. C'est l'équivalent
physique de la transformée de Fourier. Le phénomène ondulatoire complexe est
transformé en différentes raies spectrales, chaque raie étant caractéristique
d'une composante. Les pigments font la même chose. Ils agissent comme des
prismes qui décomposent un rayonnement complexe en ses différentes composantes.
Christopher Hills a pu comparer le corps à un pigment
(22).
On peut donc comparer les axes vibratoires,
détectés par résonance vasculaire sur le pavillon de l'oreille, à des raies
spectrales, traduisant les phénomènes complexes à l'intérieur du corps. A
chaque artère correspondent des raies spectrales spécifiques détectables au
niveau du pavillon de l'oreille. C'est la découverte de ces raies spectrales
vibratoires qui a permis le développement de l'organigramme holo-énergétique
par Claude Piro et André Secondy.
Cet organigramme, qui est un spectrogramme du métabolisme énergétique, a été
finalisé en l985. Il est spécifique de l'espèce humaine. Le stade humain est le
résumé de tout ce qui le précède. Il garde en mémoire les plans de chaque stade
évolutif. Chaque artère du poignet correspond à un stade évolutif.
Vous allez trop vite, je n'ai pas encore compris pourquoi l'oreille
pouvait nous donner de telles informations ?
Il faut alors revenir à des notions
antérieures d'auriculomédecine. Paul Nogier avait montré que chaque partie de l'oreille
correspondait à une partie du corps. Ces travaux avaient été confirmés par Min-cho, un médecin américain d'origine Coréenne, qui, avec
des cristaux liquides, avait montré que la stimulation d'un point de l'oreille entrainait un changement de couleur au niveau du point du
genou correspondant. La stimulation au niveau de ce point du genou provoquait
un changement de couleur au niveau du pavillon de l'oreille, à l'endroit
stimulé antérieurement. Par la suite, Nogier a montré
l'existence de plusieurs programmes ou somatotopies
au niveau du pavillon auriculaire, selon que l'organe était d'origine
endodermique, mésodermique, ou ectodermique. Chaque point de l'oreille est donc
une superposition des trois programmes, d'origines embryologiques différentes.
Autrement dit, chaque partie de l'oreille a l'information de ce qui se passe
dans tout le corps. Au point de vue fonctionnel, l'oreille est donc un
hologramme du corps.
Si on poursuit dans cette ligne de pensée, si l'oreille est un
hologramme du corps humain, et que ce corps humain est capable de détecter
toutes les interactions, ceci veut dire que le corps humain est un hologramme
de l'univers ?
C'est une excellente synthèse, c'est
le postulat fondamental de l'holo-énergétique, qui
nous permet d'entrer en résonance avec la mémoire de notre univers
quadridimensionnel, et aussi avec l'information de la réalité
multidimensionnelle que l'on ne peut pas appréhender avec notre conscience
quotidienne.
Est-ce que l'holo-énergétique aurait des
points communs avec les grandes Traditions qui recherchent l'origine
commune ?
Oui, l'holo-énergétique
se trouve même au carrefour des sciences et des grandes Traditions. Les grandes
Traditions présentent toutes dans leur schéma explicatif de l'univers un fonds
indéfinissable, qui est l'origine d'une création par division des opposés, et
elles recherchent toutes le retour à l'origine par conjonction des opposés. Les
sciences modernes ont repris ce questionnement. La cosmologie concerne la
cosmogénèse. Les physiciens s'efforcent d'arriver au temps zéro du nouveau
mythe de la création qu'est le Big Bang. Ceci est en
réalité du ressort des métaphysiciens qui voudraient retrouver l'information
d'avant le Big Bang, car avant le Big
Bang il n'y a pas de temps, ni d'espace, qu'on puisse concevoir; il n'y a donc
pas encore de lois physiques. Il n'y a donc pas de mémoire, au sens ordinaire,
de cet état avant le big Bang. Il faudrait employer
un autre mot que mémoire. La transition de phase entre ces deux états est telle
qu'il n'y a pas de structure commune entre les deux, mais peut-être que le
bonhomme de neige se rappelle qu'il a été de la vapeur d'eau ?
Ce mythe moderne du Big Bang est passionnant. On voit que, à l'origine commune,
les quatre interactions fondamentales sont indifférenciées dans une symétrie
totale et un état énergétique avec une température inconcevable. La cosmogénèse
se fait par brisure de symétrie, à mesure que la température diminue vers un
état de base moins excité, tel qu'il est de nos jours. Les physiciens des
particules essaient de faire le cheminement inverse, pour réunifier les quatre
interactions fondamentales. Mais un accélérateur de particules avec une
circonférence supérieure au diamètre actuel de l'univers ne réussirait pas à
unifier les interactions électro-faibles
et nucléaire forte, avec l'interaction gravitationnelle. Ce qui est
intéressant aussi, c'est que pour réaliser cette unification des quatre
interactions, au point de vue conceptuel, les physiciens sont obligés de passer
de l'univers quadridimensionnel à un univers multidimensionnel ayant au minimum
l0 dimensions (23).
On ne peut donc pas, dans notre structure actuelle quadridimensionnelle,
appréhender cette réalité multi-dimensionnelle par
nos sens et notre mental.
Un autre point de la physique, tel que
rapporté par Hubert Reeves dans « Dernière nouvelles
du cosmos », c'est que pour arriver à cette origine commune du Big bang, il faut franchir les murs de plusieurs sphères
(24).
Les photons ne peuvent nous
transporter qu'à un mur énergétique de 3 000 degrés de température. Les
photons ne semblent donc pas les vecteurs d'information adéquats pour nous
ramener à l'origine commune. Les neutrinos peuvent nous ramener à un mur
énergétique de l0 milliard de degrés. Ce sont les gravitons qui peuvent faire arriver
le plus près possible de cette origine commune, mais en frappant un mur de
l 030 degrés de température, ce qui est inconcevable physiquement.
Si l'on s'en tient à ce modèle
physique, ce serait donc les gravitons qui seraient le vecteur d'information
idéal pour nous rapprocher le plus possible de l'origine. Si l'on s'en tient au
modèle holographique, chaque point de l'univers est une superposition des
quatre interactions fondamentales. T.E. Bearden
postule que le graviton est le couplage d'un photon et d'un anti-photon (4a).
Cette théorie, si elle est confirmée
par la physique du troisième millénaire, va certainement permettre de mieux
comprendre le phénomène holo-énergétique, et
confirmer que le corps humain est un interféromètre gravitationnel (20a).
La biologie aussi a fourni des
renseignements utiles. Toute théorie de l'évolution est la recherche de
l'ancêtre commun, l'origine commune nécessaire pour expliquer les homologies de
structure des différentes formes du vivant.
L'embryologie a montré l'identité
morphologique des premiers stades embryonnaires. Il est difficile, à deux mois
d'existence, de faire la différence entre un embryon humain, un embryon de
poulet, et un embryon de tortue.
C'est peut-être le lieu de rappeler
qu'il y a des principes communs entre la cosmogénèse et l'embryogénèse.
René Thom a fait remarquer que l'embryogénèse se
faisait par brisure de symétrie à partir de l'oeuf indifférencié (25). C'est cette asymétrie qui est à
l'origine de la vie, selon le mot bien connu de Pasteur.
Le génome humain et celui du ver de
terre présenteraient de nombreux points communs. L'étude des gènes homéotiques montre des mutations où la mouche remplace ses
antennes par des pattes, ou bien les pattes antérieures par des antennes (26).
La biochimie montre que le
métabolisme cellulaire des différentes formes de vie présente des traits
communs, qui ne peuvent s'expliquer que par un ancêtre commun. Horowitz va
jusqu'à dire que le métabolisme récapitule la biogenèse (10a).
Au niveau du métabolisme, on
retrouve le rôle des chromophores, ou pigments, qui ont permis le passage entre
les différents stades évolutifs (10a). C'est ce qui permet de comprendre que
chaque filtre pigmenté entraîne des phénomènes de résonance, et que chaque
artère du poignet puisse correspondre à un stade évolutif. Autrement dit, le
corps humain a une mémoire héritée de tous les stades évolutifs qui l'ont
précédé.
Vous avez tracé un parallèle entre
la physique qui cherche à unifier les interactions fondamentales, et la
biologie qui est également à la recherche de l'origine de la biogenèse. Je
comprends qu'on trouve une brisure de symétrie à l'origine de l'univers comme à
l'origine de la vie, et à l'origine de l'embryon, mais vous avez peu parlé du
rapport de l'holo-énergétique avec les Grandes
Traditions.
Il est vrai que les sciences ont
remplacé pour beaucoup les Grandes Traditions. Ce qui est amusant, c'est que
les sciences elles-mêmes finissent par se poser les mêmes questions. On voit
donc une convergence entre les sciences et les grandes traditions. Ce n'est pas
la science qui va donner la réponse au questionnement métaphysique, mais le
langage et les concepts scientifiques permettent de mieux reformuler ces
questions fondamentales.
Cependant, la science ne peut donner
qu'un savoir mais jamais la connaissance, à moins qu'elle ne passe d'une
épistémologie du concept à une épistémologie de la conscience. Et c'est là que
se trouve l'holo-énergétique, qui chevauche les deux
approches. Le but de l'holo-énergétique est de
décoder ce qu'on appelle « les mémoires innées », qui correspondent à
l'information originelle, alocale et intemporelle,
donc non limitée par l'espace ni par le temps quadridimensionnels, ce que
certains pourraient appeler la réalité multidimensionnelle où l'origine est
indifférenciée, mais la fin est indéterminée (27).
Vous vous
rappelez que le signal vasculaire, porteur de l'information de paroi,
court-circuite non seulement le mental, mais aussi le réseau nerveux, support
de la mémoire acquise. On a dit que le système vasculaire était capable de
détecter les ondes gravitationnelles, qui sont les plus subtiles, et les plus
proches de l'origine commune. Ce système vasculaire semble donc capable
d'interagir avec des champs de conscience non limités par l'espace et le temps.
Ce qui est intéressant, dans l'holo-énergétique, c'est que le mental n'a aucun effort à
faire pour décoder le non-mental. Le mental n'a pas
d'effort volontaire à faire pour contrôler la respiration, ou certaines
postures, en vue d'un résultat. Ce court-circuitage du système nerveux nous
amène directement, et progressivement, à la perception d'un temps sphérique où
l'origine se confond avec la fin, entraînant par là une abolition du temps
linéaire. Il s'ensuit que nous vivons mieux le moment présent, qui est
renouvellement permanent, sans nous préoccuper d'un futur imaginaire.
Merci, tous ces éclairages nous
donnent une meilleure idée de l'holo-énergétique,
mais ils suscitent encore plus de questions.
C'est parfait, ça signifie que cet
échange a entraîné des résonances dans vos mémoires. Les réponses sont déjà à
l'état embryonnaire dans vos questions.
BIBLIOGRAPHIE
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correspondante.
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© Jean Ratte